Eau de pluie
Stocker l’eau des orages pour arroser l’été
Sur le littoral varois, le paradoxe est connu : l’automne apporte des orages violents, l’été impose des restrictions d’arrosage. Une cuve de récupération d’eau enterrée permet de faire le lien entre les deux saisons. L’eau de toiture est collectée, filtrée, stockée à l’abri de la lumière et de la chaleur, puis pompée pour arroser le potager, les massifs ou laver les véhicules.
Enterrer la cuve présente plusieurs avantages par rapport à un récupérateur posé contre le mur. L’eau reste fraîche, sans algues ni moustiques. Le volume peut être bien plus important, plusieurs milliers de litres. Et le jardin garde son aspect : seul un tampon de visite affleure au sol.
En contrepartie, l’installation est un vrai chantier de terrassement : fouille aux bonnes dimensions, fond de forme réglé, lit de pose, calage, remblai soigné, tranchées pour les canalisations d’arrivée et de trop-plein, alimentation électrique de la pompe. C’est précisément notre métier, sur les terrains parfois rocheux et pentus de Bormes-les-Mimosas et des communes voisines.
Nous vous aidons à choisir l’emplacement et le volume, nous réalisons la fouille et la pose, et nous raccordons les descentes de gouttière ainsi que le trop-plein vers un ouvrage pluvial adapté.

Choisir
Cuve béton ou cuve en polyéthylène ?
Les cuves en béton sont lourdes et robustes. Elles supportent mieux la poussée des terres et, selon les modèles, le passage de véhicules. Leur pose demande une grue ou une grosse pelle pour le levage, donc un accès suffisant pour le camion de livraison. Le béton a aussi la réputation de neutraliser légèrement l’acidité de l’eau de pluie.
Les cuves en polyéthylène sont légères, faciles à manutentionner et adaptées aux accès étroits, ce qui compte beaucoup dans le vieux Bormes ou sur les villas en pente du Lavandou. En revanche, elles sont plus sensibles à la pose : remblai spécifique, pas de charge roulante sauf modèle prévu, et attention à la flottaison si le sol est gorgé d’eau.
Le choix dépend donc de l’accès, du volume visé, de la nature du sol et de l’emplacement. Nous vous conseillons lors de la visite.

Dimensionner
Quel volume de cuve pour mon jardin ?
Le calcul part de deux données : ce que la toiture peut collecter, et ce que le jardin consomme. Un mètre carré de toiture reçoit un litre d’eau par millimètre de pluie, moins une part perdue selon le type de couverture. Une toiture de 100 m² reçoit donc environ 2 000 litres lors d’un orage de 20 mm.
Côté besoins, tout dépend du jardin : un potager et quelques massifs n’ont rien à voir avec une grande pelouse. Dans notre climat, il faut surtout tenir compte de la longue période sèche : la cuve se remplit à l’automne et au printemps, puis se vide pendant l’été sans être réalimentée. Un volume trop petit sera vide dès juillet. Pour une maison individuelle, on rencontre couramment des cuves de quelques milliers à une dizaine de milliers de litres.
Installation
Les étapes de pose d’une cuve enterrée
Une cuve bien posée dure longtemps ; une cuve mal calée se déforme ou remonte.
- 01
Implantation
Nous choisissons l’emplacement avec vous : proche des descentes de gouttière, accessible pour la livraison, éloigné des arbres dont les racines gênent, hors zone de passage si la cuve ne le supporte pas, et à distance d’une installation d’assainissement.
- 02
Fouille
Ouverture à la pelle avec une surlargeur autour de la cuve pour le remblai. Sur schiste dur, passage au brise-roche. Les déblais sont stockés ou évacués selon ce qui sera réutilisé.
- 03
Fond de forme et lit de pose
Fond dressé et compacté, lit de sable ou de gravillon d’une dizaine de centimètres réglé de niveau, ou radier béton pour certaines cuves et en cas de sol instable.
- 04
Mise en place et remplissage
Descente de la cuve, calage, puis remplissage progressif en eau au fur et à mesure du remblai pour équilibrer les pressions, en particulier pour une cuve en polyéthylène.
- 05
Raccordements
Tranchées pour l’arrivée depuis les gouttières avec filtre, le trop-plein vers le puits d’infiltration ou le réseau pluvial, la conduite de refoulement de la pompe et le fourreau électrique.
- 06
Remblai et finitions
Remblai par couches en matériau adapté, rehausse jusqu’au niveau fini, tampon de visite, terre végétale et remise en état du jardin.
Points de vigilance
Ce qui fait une installation durable
Le filtre en amont est la pièce la plus importante : il retient feuilles, aiguilles de pin et débris avant qu’ils ne pourrissent au fond de la cuve. Dans les jardins boisés des Maures, sous les pins et les chênes-lièges, il doit être facile d’accès et nettoyé régulièrement. L’arrivée dans la cuve se fait idéalement par un tube plongeant qui évite de remuer le dépôt du fond.
Le trop-plein est la deuxième clé. Lors d’un orage d’automne, la cuve se remplit en quelques minutes ; l’excédent doit partir vers un ouvrage capable de l’absorber, jamais sur le terrain du voisin ni dans la fosse septique. Un siphon ou un clapet anti-retour empêche les remontées d’odeurs et les petits animaux.
Enfin, le sol : sur les terrains en pente, la cuve est souvent enterrée dans le talus, ce qui crée une poussée dissymétrique. Nous adaptons alors la fouille, parfois avec un petit mur ou un enrochement de maintien. Sur les terrains bas proches du Batailler ou de la plaine de La Londe, la présence d’eau dans le sol impose de lester ou d’ancrer une cuve légère pour qu’elle ne remonte pas quand elle est vide.
- Emplacement choisi selon l’accès, les gouttières et le sol
- Filtre accessible en amont de la cuve
- Lit de pose réglé et remblai adapté au type de cuve
- Trop-plein raccordé vers un ouvrage pluvial
- Fourreau électrique posé pour la pompe
- Tampon de visite à niveau pour l’entretien

Déblais
Que faire de la terre extraite ?
Une cuve de plusieurs milliers de litres représente plusieurs mètres cubes de déblais, et bien plus une fois foisonnés. Une partie peut servir à modeler le jardin, à rehausser un massif ou à combler un creux. Le reste, surtout s’il s’agit de schiste broyé ou de cailloux, est chargé et évacué vers une filière adaptée.
Nous en parlons dès le devis pour que vous sachiez ce qui reste sur place et ce qui part. Les fourchettes d’évacuation figurent sur notre page prix du terrassement.
Prestations liées
La cuve dans un projet global
La cuve s’intègre dans la gestion de l’eau de toute la parcelle.

Gestion des eaux pluviales
Puits d’infiltration, noue ou rétention pour recevoir le trop-plein de la cuve.En savoir plus Canalisations
Tranchées de réseaux
Arrivée, refoulement et fourreau électrique posés dans les règles.En savoir plus Aménagement
Terrassement de jardin
Modeler le jardin et réutiliser une partie des déblais sur place.En savoir plusFAQ
Questions sur la cuve de récupération enterrée
Nos réponses aux questions les plus courantes.
Faut-il une autorisation pour enterrer une cuve ?
Pour un usage d’arrosage extérieur, en général non, mais il est prudent de vérifier le PLU de la commune, qui peut encadrer les travaux en limite de propriété ou la gestion des eaux pluviales. Si l’eau est utilisée à l’intérieur de la maison, une déclaration en mairie est demandée et le réseau doit être totalement séparé de l’eau potable. Nous vous indiquons les points à vérifier lors de la visite.
Où placer la cuve dans le jardin ?
Au plus près des descentes de gouttière, pour limiter la longueur de canalisation, mais aussi là où un camion ou une pelle peut accéder pour la pose. On évite la proximité immédiate des grands arbres, les zones de passage de véhicules si la cuve n’est pas prévue pour, et le voisinage d’une fosse septique ou d’un épandage. Sur un terrain en pente, un emplacement en contrebas des toitures permet une alimentation gravitaire.
Peut-on rouler sur une cuve enterrée ?
Seulement si elle est prévue pour et posée en conséquence. Beaucoup de cuves en polyéthylène ne supportent qu’un passage piéton. Certaines cuves béton, ou des modèles renforcés avec une dalle de répartition, acceptent le passage de véhicules légers. Le tampon doit aussi être de la classe de résistance adaptée. Si la cuve doit se trouver sous une allée ou un parking, nous le prévoyons dès le choix du modèle.
Que se passe-t-il si la cuve déborde lors d’un orage ?
C’est normal et prévu : le trop-plein évacue l’excédent. Il doit être raccordé à un ouvrage capable de recevoir ce débit, comme un puits d’infiltration, une tranchée drainante ou le réseau pluvial quand il est autorisé. Il ne doit jamais rejoindre une fosse septique ou le réseau d’eaux usées, ni se déverser en un point sur la parcelle voisine. Nous posons le trop-plein avec un siphon ou un clapet.
Mon terrain est rocheux, est-ce possible ?
Oui, dans la plupart des cas. Sur les schistes et micaschistes des Maures, la roche dure peut apparaître à faible profondeur. Nous travaillons alors au brise-roche hydraulique monté sur la pelle, ce qui allonge le temps de fouille et augmente le volume de déblais à évacuer. Un sondage préalable permet de chiffrer au plus juste, ou d’opter pour une cuve moins profonde et plus large.
Quel entretien pour une cuve enterrée ?
Nettoyer le filtre plusieurs fois par an, davantage sous les pins et à l’automne. Vérifier le trop-plein et le clapet. Périodiquement, vider la cuve pour retirer le dépôt accumulé au fond et contrôler l’état des parois. La pompe se contrôle au début de la saison d’arrosage. Un tampon à niveau et bien dégagé rend toutes ces opérations simples.
Secteur
Cuves enterrées autour de Bormes-les-Mimosas
Nous posons des cuves de récupération dans toutes les communes de notre secteur.
Devis gratuit · visite sur place
Envie d’arroser avec l’eau de pluie ?
Indiquez-nous la surface de toiture, l’usage prévu et l’accès au jardin. Nous venons voir et vous proposons un emplacement, un volume et un devis. 06 18 79 11 51 ou contact@terrassementbormeslesmimosas.fr.