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Terrassement général

Déblai et remblai

Nous déplaçons les volumes de terre de votre projet en triant les déblais, en réemployant ce qui peut l’être et en compactant chaque couche de remblai.

Mouvements de terre

Enlever ici, remettre là, et compacter comme il faut

Le déblai, c’est la terre ou la roche que l’on retire pour abaisser le niveau du sol. Le remblai, c’est le matériau que l’on apporte ou que l’on déplace pour le remonter. Presque tous les projets de terrassement combinent les deux : une maison sur un terrain en pente, une piscine, une aire de stationnement, un plateau de jardin.

À Bormes-les-Mimosas et dans les Maures, les déblais sont rarement de la terre homogène. On sort des colluvions mêlées de pierres, du schiste délité en plaquettes, parfois de l’arène sableuse ou des blocs de quartz. Certains de ces matériaux font d’excellents remblais, d’autres non. Tout l’enjeu est de trier au godet et de savoir ce que l’on peut réemployer.

Un remblai réussi ne se voit pas : il ne tasse pas, ne glisse pas, ne se gorge pas d’eau. Un remblai raté se voit quelques mois plus tard, sous forme de fissures dans une dalle, d’une allée qui s’enfonce ou d’un talus qui s’éboule après un orage.

30 %de foisonnement courant pour un schiste déblayé
30 cmd’épaisseur maxi par couche de remblai
3/2pente de talus courante en remblai (3 pour 2)
10environ par camion 6x4 chargé
Creuser en connaissant ce qu’on va sortir

Le déblai

Creuser en connaissant ce qu’on va sortir

Avant d’attaquer un déblai, nous faisons un ou deux sondages à la pelle pour voir la succession des couches. Sur un coteau de Bormes, on passe souvent de la terre végétale à un mélange terre-cailloux, puis à un schiste fracturé qui devient de plus en plus compact en profondeur. Cette lecture permet d’estimer le rendement de la pelle et de prévoir, si besoin, un brise-roche.

Les déblais sont séparés au fur et à mesure : terre végétale d’un côté, matériaux pierreux sains de l’autre, terre argileuse ou humide à part. Ce tri coûte quelques manœuvres de plus mais conditionne tout le réemploi.

Monter par couches, compacter à chaque fois

Le remblai

Monter par couches, compacter à chaque fois

Un remblai se construit par couches de 20 à 30 cm, chacune compactée avant de poser la suivante. Déverser deux mètres de terre d’un coup et passer le rouleau dessus ne compacte que la surface : le cœur reste lâche et tassera pendant des années.

Sous une dalle, une terrasse ou une allée, nous utilisons de préférence une grave ou une GNT 0/31.5, qui se compacte bien et draine. Les déblais du site servent plutôt pour les zones de jardin, les talus épaulés ou le comblement de zones non chargées.

Calcul des volumes

Équilibrer déblais et remblais sur la parcelle

Chaque mètre cube qui quitte le terrain coûte un chargement, un transport et une mise en décharge. Chaque mètre cube qui arrive coûte l’achat du matériau et sa livraison. Quand c’est techniquement possible, nous cherchons donc à équilibrer : les déblais de la partie haute servent à remblayer la partie basse.

Attention au foisonnement : un mètre cube de schiste en place occupe environ 1,3 m³ une fois extrait, et il ne retrouve jamais tout à fait son volume initial même bien compacté. Nous en tenons compte dans nos métrés pour éviter les mauvaises surprises en fin de chantier, comme un tas de terre inattendu à évacuer ou un manque de matériau pour finir un talus.

Exemple : plateau de jardin

On veut créer un plateau de 100 m² sur une pente douce. En creusant 40 cm côté amont et en remblayant 40 cm côté aval, les volumes s’équilibrent presque. Il reste à compacter, à régler et à protéger le petit talus aval.

Exemple : maison en déblai

Pour encastrer un rez-de-jardin dans la pente, le déblai l’emporte largement. L’excédent sert à modeler le jardin aval dans la limite de ce qui est stable et autorisé, et le reste est évacué. Voir aussi l’évacuation de gravats.

Sur le chantier

Comment nous conduisons un déblai-remblai

L’ordre des opérations dépend du terrain, mais les principes restent les mêmes.

  1. 01

    Métré et plan de mouvement

    À partir des cotes du projet, nous estimons les volumes à déblayer et à remblayer, zone par zone, en intégrant le foisonnement.

  2. 02

    Décapage de la terre végétale

    Elle est retirée sur toute la zone, y compris sous les futurs remblais, et stockée à part.

  3. 03

    Préparation de l’assise

    Sous un remblai en pente, nous créons des redans (petites marches) dans le terrain naturel pour que le remblai s’accroche et ne glisse pas.

  4. 04

    Déblai et tri

    La pelle déblaie en séparant les matériaux réemployables des autres. Les blocs de schiste peuvent être mis de côté pour un enrochement.

  5. 05

    Remblai compacté par couches

    Couches de 20 à 30 cm, compactage au rouleau vibrant ou à la plaque, humidification si le matériau est trop sec en été.

  6. 06

    Talus et drainage

    Talus réglés à une pente stable, drain en pied si nécessaire, protection contre le ravinement avant l’automne.

Pièges à éviter

Ce qui fait échouer un remblai

Le premier piège est le remblai de mauvaise qualité : terre végétale, souches, déchets de chantier, gravats mélangés de plâtre ou de bois. Tout ce qui se décompose finit par créer des vides. Le second est l’eau : un remblai argileux gorgé d’eau après un orage devient une boue qui pousse sur les murs et peut glisser. C’est pourquoi, en pied de remblai contre un mur ou une maison, nous prévoyons un drain et un matériau drainant.

Le troisième piège est réglementaire. Au-delà de certaines hauteurs et surfaces, un exhaussement ou un affouillement de sol nécessite une déclaration préalable ou un permis d’aménager. Le plan local d’urbanisme peut aussi limiter les mouvements de terre, notamment sur les coteaux visibles depuis la mer. Mieux vaut vérifier en mairie avant de lancer un gros remblai.

  • Matériaux triés : ni terre végétale ni déchets dans le remblai
  • Redans taillés sous un remblai posé sur une pente
  • Couches de 20 à 30 cm compactées une à une
  • Drain et matériau drainant contre les murs
  • Talus à pente stable, protégés du ravinement
  • Formalités vérifiées en mairie pour les gros mouvements de terre

Budget

Prix indicatifs déblai et remblai

Fourchettes indicatives HT, à confirmer par devis après visite. La nature du sol fait varier fortement le prix du déblai.

Fourchettes indicatives HT, à confirmer par devis après visite

PosteUnitéFourchette HT
Déblai en terre ou colluvions15 à 35 €
Déblai en schiste fracturé30 à 60 €
Déblai en rocher au brise-roche60 à 120 €
Remblai avec matériaux du site, compacté10 à 25 €
Remblai en GNT 0/31.5 d’apport, compacté40 à 70 €
Évacuation et mise en décharge20 à 50 €

D’autres repères sur la page prix du terrassement.

FAQ

Questions sur le déblai et le remblai

Les réponses aux questions fréquentes sur les mouvements de terre.

Quelle différence entre déblai et remblai ?

Le déblai consiste à retirer des matériaux pour abaisser le niveau du sol, par exemple pour encastrer une maison ou creuser une piscine. Le remblai consiste à apporter ou déplacer des matériaux pour remonter un niveau, combler un creux ou créer une surface plane. Sur la plupart des chantiers, on fait les deux et on cherche à réemployer les déblais en remblai.

Peut-on remblayer avec les déblais du terrain ?

Oui si les matériaux sont sains : colluvions pierreuses, schiste délité, arène. Ils conviennent très bien pour des zones de jardin ou des talus. Sous une dalle ou une allée circulée, on préfère une grave calibrée qui se compacte de façon régulière. La terre végétale, les souches et les déchets sont à exclure dans tous les cas.

Combien de temps un remblai met-il à se stabiliser ?

Un remblai bien compacté par couches est stable presque immédiatement et peut recevoir une dalle ou une allée. Un remblai déversé en vrac peut continuer à tasser pendant plusieurs années, surtout après des épisodes de fortes pluies. C’est pour cela que le compactage couche par couche n’est pas une option mais la base du travail.

Faut-il une autorisation pour remblayer son terrain ?

Cela dépend de la hauteur, de la surface et de la zone du plan local d’urbanisme. Au-delà de certains seuils, un exhaussement de sol nécessite une déclaration préalable, voire un permis d’aménager. Certains secteurs protégés ou proches du littoral ont des règles plus strictes. Nous vous conseillons de vérifier auprès du service urbanisme de votre mairie avant les travaux.

Pourquoi le volume à évacuer dépasse-t-il le volume creusé ?

À cause du foisonnement. Une fois extraits, les matériaux se décompactent et occupent plus de place : environ 20 à 30 % de plus pour une terre, parfois davantage pour un rocher cassé en blocs. Les camions et les frais de décharge se calculent sur ce volume foisonné, ce que nous intégrons dans le devis.

Que faire des blocs de schiste sortis du déblai ?

Ils peuvent avoir une seconde vie sur la parcelle : pierres pour reconstruire un mur de restanque, blocs pour un enrochement de talus, pierraille concassée pour un drain. Nous les trions au godet et les mettons de côté quand ils peuvent servir. Ce qui ne trouve pas d’usage est évacué avec les autres déblais.

Secteur

Déblai et remblai autour de Bormes

Nous intervenons sur les terrains à bâtir et les jardins de tout notre secteur, du littoral aux villages de l’arrière-pays.

Devis gratuit · visite sur place

Des volumes de terre à déplacer ?

Envoyez-nous le plan de votre projet : nous estimons les volumes, les possibilités de réemploi et ce qu’il faudra évacuer. Appelez le 06 18 79 11 51 ou passez par la page contact.

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