Eau dans le sol
Drainer un terrain, c’est décider où va l’eau
Un jardin qui reste détrempé des jours après la pluie, un mur de sous-sol qui suinte, une terrasse qui se soulève, une restanque qui bombe après chaque automne : dans la plupart des cas, le problème n’est pas la quantité d’eau, mais le chemin qu’elle prend. Le drainage de terrain consiste à lui offrir un chemin plus facile que celui qui abîme votre maison ou votre jardin.
Autour de Bormes-les-Mimosas, la situation est particulière. Les étés sont secs, mais les épisodes orageux d’automne déversent en quelques heures des volumes importants sur des sols qui ont durci. Sur les pentes des Maures, l’eau ruisselle en surface, puis s’infiltre dans les colluvions et circule au contact du schiste moins perméable. Elle ressort là où on a creusé : contre un mur enterré, derrière une restanque, au pied d’une plateforme.
Nous réalisons des drainages périphériques de fondations, des tranchées drainantes en travers de pente, des drains derrière les murs de soutènement et des réseaux de drains dans les pelouses ou les zones d’épandage humides. Le principe reste le même : collecter l’eau par un drain enrobé de gravier et protégé par un géotextile, puis la conduire avec une pente régulière vers un exutoire autorisé.
Cette dernière partie est souvent négligée. Un drain qui ne sait pas où rejeter son eau ne sert à rien, ou déplace simplement le problème chez le voisin. Nous traitons donc toujours le drainage avec la question de l’exutoire.

Composition
Ce qu’il y a dans une tranchée drainante
Au fond, un lit de gravier lavé réglé à la pente. Dessus, le drain : un tube annelé perforé, en général de 100 mm, fentes vers le bas ou sur le pourtour selon le modèle. Autour, du gravier roulé ou concassé lavé, sans fines, qui laisse passer l’eau. L’ensemble est enveloppé dans un géotextile non tissé qui empêche la terre de colmater le gravier au fil des années.
Sur les terrains argileux ou limoneux, comme dans certaines parties de la plaine de La Londe-les-Maures, le géotextile est indispensable : sans lui, le drain se bouche en quelques saisons. Au-dessus, on referme avec de la terre ou on laisse le gravier affleurer pour capter aussi l’eau de surface.
Le drain est jalonné de regards de visite aux changements de direction et aux points bas. Ils permettent de contrôler l’écoulement et de curer le réseau à l’hydrocureuse si besoin.

Fondations
Le drainage périphérique autour d’une maison
Un mur enterré (sous-sol, garage semi-enterré, maison adossée à la pente) subit la poussée de l’eau contenue dans le sol. Le drainage périphérique se pose au pied des fondations, sans descendre sous leur niveau d’assise, et s’accompagne d’une protection du mur : enduit d’imperméabilisation, membrane à excroissances, puis remblai drainant.
Sur une maison existante, cela suppose de dégager le mur par tronçons, à la mini-pelle et à la main près des réseaux et des fondations. Nous ne déchaussons jamais une longueur de mur trop importante d’un coup, pour ne pas le déstabiliser. Les eaux du drain sont séparées des descentes de gouttière, qui ont leur propre réseau étanche : mélanger les deux revient à réinjecter l’eau de toiture au pied du mur.
Méthode
Les étapes d’un drainage de terrain
Un drainage réussi commence par comprendre d’où vient l’eau.
- 01
Diagnostic sur place
Nous observons où l’eau stagne, d’où elle arrive et comment elle circule, idéalement après une pluie. Un ou deux sondages à la mini-pelle montrent la nature du sol et le niveau où l’eau circule.
- 02
Choix de l’exutoire
Fossé, réseau pluvial autorisé, puits d’infiltration, bassin : nous définissons où l’eau sera rejetée, en respectant les règles de la commune et sans aggraver la situation des voisins.
- 03
Tranchée réglée à la pente
Ouverture à la mini-pelle, fond réglé au laser avec une pente régulière, au minimum autour de 1 %, davantage quand c’est possible. Pas de contre-pente, pas de point bas intermédiaire.
- 04
Géotextile, gravier et drain
Déroulage du géotextile, lit de gravier lavé, pose du drain, recouvrement de gravier sur une vingtaine de centimètres, puis fermeture du géotextile en portefeuille.
- 05
Regards et raccordement
Regards de visite aux angles et aux points bas, raccordement à l’exutoire par une canalisation pleine. Un essai à l’eau vérifie que tout s’écoule.
- 06
Remblai et finition
Remblai en terre ou gravier drainant selon l’usage, terre végétale en surface pour une pelouse, ou couche de forme en GNT sous une allée.
Erreurs à éviter
Pourquoi certains drainages ne marchent jamais
La première erreur est l’absence d’exutoire. Un drain qui se termine dans un trou de gravier au milieu d’un sol argileux se remplit au premier orage et ne se vide plus. Sur nos sols de schiste compact, l’infiltration est souvent faible : un puits perdu improvisé ne suffit pas toujours.
La deuxième est la pente mal tenue. Un drain posé à l’œil ondule, retient l’eau dans ses creux et finit par s’envaser. Nous réglons systématiquement le fond de fouille au laser. La troisième est l’oubli du géotextile ou l’usage d’un gravier sale, chargé de fines, qui colmate l’ensemble en quelques années.
Enfin, beaucoup de désordres viennent de l’eau de surface plutôt que de l’eau du sol. Un terrain qui renvoie le ruissellement vers la maison, une terrasse sans pente, des gouttières qui se déversent au pied des murs : avant de drainer, nous vérifions que les pentes de surface éloignent l’eau du bâti. C’est parfois suffisant, et c’est toujours moins cher.
- Diagnostic de l’origine de l’eau avant de creuser
- Pente régulière réglée au laser, sans contre-pente
- Géotextile et gravier lavé sans fines autour du drain
- Regards de visite aux angles et points bas
- Exutoire autorisé et dimensionné
- Eaux de toiture séparées des eaux de drainage

Murs et restanques
Drainer derrière un mur de soutènement
Un mur de soutènement qui retient de la terre gorgée d’eau supporte une poussée bien plus forte que prévu. C’est souvent la cause des murs qui penchent ou se fissurent après un automne pluvieux. Derrière un mur neuf, nous posons systématiquement un drain en pied, un massif de gravier drainant et un géotextile côté terre, avec des barbacanes qui traversent le mur.
Pour les restanques en pierre sèche, le mur draine naturellement par ses joints, à condition que l’arrière ne soit pas colmaté. Lors d’une restauration, nous reconstituons un blocage de pierres derrière le parement. Voir nos pages mur de soutènement et restanques.
Prestations liées
Gérer l’eau sur toute la parcelle
Le drainage traite l’eau du sol ; les eaux pluviales et la récupération traitent l’eau de surface et de toiture.

Gestion des eaux pluviales
Puits d’infiltration, noue, rétention et rejet réglementé selon le PLU.En savoir plus Arrosage
Cuve de récupération d’eau
Stocker l’eau de toiture dans une cuve enterrée pour l’arrosage de l’été.En savoir plus Pilier
VRD et réseaux
L’ensemble de nos travaux de voirie et réseaux divers.En savoir plusFAQ
Questions sur le drainage de terrain
Nos réponses aux questions les plus fréquentes.
Comment savoir si mon terrain a besoin d’un drainage ?
Les signes sont assez parlants : flaques qui persistent plusieurs jours après la pluie, pelouse spongieuse, mousses, humidité ou salpêtre sur les murs enterrés, eau qui ressort au pied d’une restanque. Avant de parler drain, nous regardons toujours les pentes de surface et les gouttières, car un problème d’eau de ruissellement se règle parfois par un simple reprofilage. Un sondage à la mini-pelle confirme ensuite le diagnostic.
Où rejeter l’eau collectée par le drain ?
Dans un exutoire autorisé : fossé ou réseau pluvial avec l’accord de la commune, puits d’infiltration si le sol le permet, ou bassin de rétention. On ne rejette jamais les eaux de drainage dans une fosse septique ou le réseau d’eaux usées, et on ne les concentre pas sur la parcelle voisine. Le PLU de votre commune peut fixer des règles précises que nous appliquons.
Quelle pente faut-il pour un drain ?
On considère en général une pente minimale autour de 1 %, soit 1 cm par mètre, et davantage quand la configuration le permet. L’essentiel est la régularité : un drain qui ondule garde de l’eau dans ses creux et s’envase. Nous réglons le fond de fouille au laser avant de poser le gravier et le tube, puis nous vérifions l’écoulement à l’eau avant de refermer.
Le géotextile est-il vraiment nécessaire ?
Dans la très grande majorité des cas, oui. Il empêche les particules fines du sol de migrer dans le gravier et dans les fentes du drain. Sans lui, le massif drainant se colmate progressivement et le drain cesse de fonctionner au bout de quelques années, surtout en sol argileux ou limoneux. Le coût du géotextile est faible par rapport à celui d’un drainage à refaire.
Peut-on drainer une maison déjà construite ?
Oui, c’est même une de nos interventions courantes. Nous dégageons le mur par tronçons pour ne pas déstabiliser les fondations, nous nettoyons et protégeons le mur, puis nous posons le drain au pied, sans descendre sous le niveau d’assise. Les terrasses, allées et plantations en place compliquent parfois l’accès : la visite permet d’estimer ce qui devra être déposé puis refait.
Un drainage suffit-il contre les orages d’automne ?
Le drainage gère l’eau qui circule dans le sol. Lors d’un gros orage, l’essentiel du problème vient souvent du ruissellement en surface, qui arrive trop vite pour s’infiltrer. Il faut alors le compléter par une gestion des eaux pluviales : caniveaux, noue, reprofilage des pentes, bassin ou puits d’infiltration. Nous traitons les deux volets ensemble quand la parcelle l’exige.
Secteur
Drainage de terrain dans notre secteur
Bormes-les-Mimosas, Le Lavandou, La Londe-les-Maures, Collobrières, Pierrefeu-du-Var et La Môle.
Devis gratuit · visite sur place
De l’eau qui stagne ou qui s’infiltre ?
Nous venons voir d’où vient l’eau et où elle peut aller, puis nous vous proposons une solution chiffrée. 06 18 79 11 51 ou contact@terrassementbormeslesmimosas.fr.