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Tri des déchets de chantier et réemploi des terres

Trier à la source, réemployer les terres et les pierres, orienter chaque déchet vers la bonne filière : comment on organise un chantier plus propre et plus économe.

Publié le 3 août 2026 · Mis à jour le 23 septembre 2026

Démolir un abri, casser une vieille dalle, creuser une piscine ou préparer une plateforme : tous ces chantiers produisent des déchets. Terre, pierres, béton, briques, bois, ferraille, plastiques, parfois des matériaux plus délicats. Longtemps, on a tout mélangé dans une benne. Aujourd’hui, le tri et le réemploi sont devenus la norme, pour des raisons réglementaires, économiques et environnementales. À Bormes-les-Mimosas comme dans le reste du Var, voici comment cela se passe concrètement et ce que cela change pour vous.

Pourquoi trier sur le chantier ?

La première raison est réglementaire : les déchets de chantier doivent être orientés vers des installations autorisées à les recevoir, et chaque catégorie suit sa propre filière. Le dépôt sauvage, dans un vallon, en bord de piste ou dans le maquis, est interdit et sanctionné. Dans un massif aussi sensible que les Maures, il aggrave en plus les risques d’incendie et de ravinement.

La deuxième raison est économique. Un déchet mélangé coûte beaucoup plus cher à traiter qu’un déchet trié. Une benne de béton propre peut être recyclée en granulats ; la même benne souillée de bois, de plastique et de plâtre devient un déchet en mélange, plus coûteux à éliminer. Trier à la source, c’est réduire la facture.

La troisième raison est environnementale : chaque tonne de terre ou de béton réemployée est une tonne qu’on ne transporte pas et une ressource qu’on n’extrait pas d’une carrière.

Les grandes familles de déchets de chantier

Les déchets inertes

Ce sont les matériaux qui ne se décomposent pas et ne réagissent pas : terres et pierres non polluées, béton, briques, tuiles, carrelage, enrobés sans goudron. Ils représentent l’essentiel des volumes sur un chantier de terrassement ou de démolition. Ils peuvent souvent être recyclés ou réemployés.

Les déchets non dangereux non inertes

Bois non traité, métaux, plastiques, plâtre, cartons, déchets verts issus du débroussaillage ou du dessouchage. Ils suivent des filières spécifiques : recyclage des métaux, valorisation du bois, compostage ou broyage des végétaux.

Les déchets dangereux

Certains matériaux demandent une prise en charge particulière : matériaux contenant de l’amiante, bois traités, peintures, huiles, certains enrobés anciens. Ils ne se mélangent jamais aux autres déchets et suivent des filières dédiées, avec une traçabilité renforcée. Pour la démolition de bâtiments anciens, un repérage de l’amiante est exigé avant les travaux, et les matériaux amiantés doivent être retirés par des entreprises spécialisées habilitées.

Comment on trie concrètement

Le tri commence avant la démolition. On dépose d’abord ce qui peut l’être à la main : menuiseries, équipements, métaux, éléments réutilisables comme des tuiles anciennes ou des pierres de parement. Ensuite, la démolition mécanique se fait par étapes, en séparant les matériaux au fur et à mesure. À la pelle, un grappin ou une pince de tri permet de saisir sélectivement bois, ferrailles et gravats.

Sur le chantier, on organise plusieurs zones de stockage ou plusieurs bennes : inertes d’un côté, bois et déchets verts de l’autre, métaux à part, et les éventuels déchets dangereux isolés. Sur une démolition de dalle béton, par exemple, on sépare les ferraillages du béton concassé pour que chacun suive sa filière. Le détail de ces opérations est présenté sur la page évacuation de gravats.

Le réemploi des terres et des matériaux sur place

Le meilleur déchet est celui qui ne quitte pas le chantier. En terrassement, le réemploi concerne d’abord les terres :

  • La terre végétale, décapée et stockée à part, est remise en place pour les jardins et les massifs.
  • Les déblais minéraux servent de remblai autour des ouvrages ou pour modeler le terrain, s’ils conviennent et sont compactés par couches.
  • Les pierres de schiste triees au godet cribleur alimentent des enrochements, des murets ou des restanques en pierre sèche.
  • Le béton concassé, une fois débarrassé de ses ferrailles et d’éléments indésirables, peut parfois servir de couche de fond sous une piste de chantier ou une zone de stationnement, selon sa qualité.

Tout l’enjeu est de calculer, dès le projet, l’équilibre entre ce que l’on creuse et ce dont on a besoin en remblai. C’est l’objet de notre prestation de déblai et remblai. Un projet bien calé peut réduire nettement le nombre de camions à faire partir.

Déchets courants et destination habituelle

DéchetCatégorieDestination habituelle
Terre et pierres propresInerteRéemploi sur place ou site autorisé
Béton, briques, tuilesInerteRecyclage en granulats
FerraillesNon dangereuxRecyclage des métaux
Bois non traité, déchets vertsNon dangereuxValorisation, broyage, compostage
Matériaux amiantésDangereuxFilière spécialisée

Ce que cela change pour vous

Pour le particulier, le tri a trois conséquences pratiques. D’abord, un devis plus détaillé : les postes d’évacuation sont séparés par type de déchet, ce qui permet de comprendre ce que l’on paie. Ensuite, un chantier mieux organisé, avec des zones de stockage à prévoir sur le terrain. Enfin, souvent, une économie : moins de mélange, plus de réemploi, moins de transport. N’hésitez pas à demander à l’entreprise où partent vos déchets : c’est une question légitime.

  • Faire repérer les matériaux dangereux avant toute démolition ancienne
  • Déposer à la main les éléments réutilisables ou recyclables
  • Prévoir sur le terrain des zones de tri séparées
  • Stocker la terre végétale à part pour la remettre en place
  • Calculer dès le projet l’équilibre déblai et remblai
  • Demander où partent les déchets et exiger un devis détaillé
Puis-je garder les gravats pour faire un remblai ?

Des inertes propres, comme du béton concassé sans ferrailles ni déchets mélangés, peuvent parfois être réemployés en remblai technique. Un mélange de gravats, de bois et de plastiques, en revanche, ne doit pas être enfoui. Et un remblai important reste soumis aux règles d’urbanisme.

Que deviennent les déchets verts du débroussaillage ?

Ils peuvent être broyés sur place et utilisés en paillage, ou évacués vers une filière de valorisation. Leur brûlage est très encadré, voire interdit selon les périodes dans le Var.

Le tri rallonge-t-il le chantier ?

Un peu, parfois, mais il fait souvent gagner du temps et de l’argent à l’évacuation. Organisé dès le départ, il s’intègre naturellement au déroulement des travaux.

Vous prévoyez une démolition ou un terrassement et voulez un chantier propre, avec un maximum de réemploi ? Nous venons évaluer les volumes, les matériaux et les possibilités de réutilisation sur place. Demandez votre devis pour votre chantier à Bormes-les-Mimosas et dans les communes voisines. Toutes nos interventions sont décrites sur la page démolition et évacuation.

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